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Dr François Vialatte : observateur et acteur

Nos médecins-conseils témoignent sur leur métier

Comment êtes-vous devenu médecin-conseil ?

Généraliste de formation, j’ai un double cursus puisque j’ai aussi fait une école de commerce : l’Essec.

J’ai ainsi travaillé 4 ans dans l’industrie pharmaceutique puis j’ai eu envie de faire autre chose. Les contraintes de l’exercice libéral ne me tentant pas, j’ai pensé que le Service médical de l’Assurance Maladie pourrait être une alternative intéressante, car cela permettait d’être à la fois au cœur de la santé publique et à la croisée des usagers et acteurs de santé. De plus, lors de mon service militaire effectué dans une Cotorep (actuelle Maison départementale du handicap) à l’Ile de la Réunion, j’avais eu l’occasion de rencontrer des médecins-conseils enthousiastes.

J’ai donc commencé en CDD pour 3 mois en 1993. J’ai préparé le concours, grâce à une formation proposée par l’Hôpital Fernand Vidal à Paris, puis j’ai été reçu et nommé dans le Val-d’Oise la même année.

Quelles évolutions du métier avez-vous pu observer depuis 1993 ?

L’informatisation en premier lieu. En 1993 on travaillait avec des dossiers papier, un crayon et une gomme. Aujourd’hui nos dossiers sont informatisés et nous avons accès à énormément d’informations via nos applicatifs et ceux des Cpam.

Nous pouvons connaître l’historique des prestations d’un patient, les événements médicaux antérieurs, ou les profils des professionnels… Cela a considérablement augmenté notre confort et notre rapidité de travail.

La délégation de certaines tâches à nos collaborateurs administratifs permet de se concentrer sur des activités où notre plus-value médicale est plus importante. Nous nous sommes aussi spécialisés par secteurs d’activités et sommes régulièrement formés.

On travaille sûrement plus intelligemment. Je rencontre également mes confrères libéraux dans le cadre d’échanges confraternels et je constate que notre image s’est améliorée.

Vous conseilleriez à un confrère d’être médecin-conseil ?

Sans aucun doute. Au cours d’une carrière on peut exercer des activités très différentes, en fonction de ses appétences personnelles et parfois aussi de périodes de la vie. D’ailleurs il n’y a plus de limite d’âge pour passer le concours.

Par ailleurs, bien que l’on se trouve dans une entreprise avec ses règles et sa hiérarchie, l’indépendance de l’avis donné est préservée et on ne se sent pas étouffé.

Et contrairement aux idées reçues, on ne perd pas son métier en entrant à l’Assurance Maladie. La formation médicale continue de qualité qui nous est dispensée, nous permet de conserver un bon niveau de connaissances et notre position d’observateur au cœur du diagnostic nous permet d’avoir une bonne appréciation des thérapeutiques pratiquées en ville et à l’hôpital.

Crédit photos : J. Bourges