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Dominique Duhamel

Médecin conseil à l'échelon de Paris

Après une carrière de médecin généraliste, le dr Dominique Duhamel a rejoint le Service médical il y a 4 ans et s’est consacré aux relations avec les professionnels de santé au sein de l’Unité Spécialisée d’Accompagnement  de l’ELSM 75. Il partage avec nous son engagement dans le dispositif contact tracing.

Racontez-nous votre engagement dans le contact tracing…

Au moment du confinement, le Service médical s’est engagé très rapidement dans des actions, bien avant le contact tracing. Plusieurs médecins-conseils ont ainsi assuré des gardes dans le cadre du programme Filgeria dont l’objectif était  d’apporter un appui aux filières gériatriques et aux SAMU pour la prise en charge des résidents d’EHPAD. En ce qui me concerne, j’ai assuré des astreintes et des gardes à l’école d’infirmière de l’AP-HP de la Salpêtrière. En parallèle, des réflexions sur le tracing étaient déjà engagées et celui-ci s’est mis en place en mai. Je m’y suis investi d’emblée, cela m’a semblé naturel de m’engager pour cette cause de santé publique.

Un vrai réseau s’est rapidement tissé entre collègues de différents ELSM, aux compétences multiples. Il  a grandi au fur et à mesure que  de nouvelles  personnes rejoignaient le dispositif. Ce qui me vient naturellement à l’esprit quand je pense à cette période c’est une citation du Cid : « Nous partîmes 500 et par un prompt renfort, nous nous vîmes 3000 en arrivant au port » ! Chacun apporte son énergie, « sa petite pierre » à l’édifice de cette mission stratégique, c’est ce qui nous permet de rester réactifs et vigilants. Dans l’équipe de contact tracing, chacun a un rôle. Certains d’entre nous - surtout les plus jeunes qui se reconnaîtront - ont fait évoluer et continuent de faire évoluer les mécanismes et les outils. Ils contribuent à l’apprentissage des moins expérimentés et des aînés. Nous formons véritablement une équipe, il y a une vraie synergie et une entraide s’est mise en place naturellement.

Qu’est-ce qui vous anime dans cette mission ?

Pour moi, quand on est praticien, on a inévitablement cette « fibre médicale » que l’on souhaite mettre au service de tous. C’est cela qui m’anime dans mon activité habituelle d’accompagnement des PS au sein de l’USA et plus encore aujourd’hui dans cette mission de contact tracing.

La valeur ajoutée du Service médical dans le contact tracing est notre connaissance du terrain.

Lorsque j’appelle des patients 0, c’est-à-dire des gens qui ont été testés positifs à la covid19, la connaissance de la relation patient-médecin, de la relation patient-maladie mais aussi médecin conseil -assuré social, me permet de  rassurer, de répondre à la situation de stress que peuvent vivre ces personnes.

Notre mission, c’est de permettre aux gens de se protéger les uns les autres.

Quel message aimeriez-vous transmettre aux collègues qui hésitent à vous rejoindre dans l’activité de contact tracing ?

Le Service médical a une valeur ajoutée et une générosité. Nous avons un vrai esprit d’équipe, de réseau, de soutien. L’utilisation des outils peut, c’est vrai, impressionner un peu au début mais  il ne faut pas craindre de ne pas les maîtriser car il y a toujours un de nous qui sait gérer et qui vient à l’aide.

Cette mission, c’est aussi l’occasion de se découvrir des compétences et qualités qu’on ne pensait pas avoir, les mettre au jour et de découvrir des collègues que l’on ne connaissait pas.

Il faut, bien entendu, croire à l’importance du message que l’on porte. Il est nécessaire de donner confiance, d’intéresser les gens que l’on appelle, de les écouter et surtout de les rassurer. Mais on a pour cela la légitimité du rôle protecteur   de l’Assurance  Maladie.

Nous sommes une équipe solidaire, PA/PC/ISM, et nous avons besoin d’être plus nombreux encore, car la pandémie n’a pas dit son dernier mot.  Plus nous  serons nombreux et organisés, plus le travail sera bien fait. Il faut éteindre le feu, nous sommes dans un état d’urgence et le nombre  de cas  est de plus en plus important. On n’est jamais trop nombreux au service de la prévention, chacun d’entre nous a un rôle à jouer !