AccueilQui sommes-nous ? ›Assistante technique

Catherine Duverne

Assistante technique à l’unité spécialisée d’accompagnement de l’ELSM de Seine-et-Marne

Catherine Duverne est assistante technique à l’unité spécialisée d’accompagnement de l’ELSM de Seine-et-Marne. Engagée à temps complet dans le dispositif de contact tracing depuis septembre dernier, elle nous fait partager son quotidien.

Pourquoi et comment vous êtes-vous engagée dans le dispositif de contact tracing ?

A la rentrée, alors que l’épidémie repartait de plus belle, nos activités à l’Usa ont beaucoup diminué. On m’a alors demandé si j’étais intéressée pour entrer dans le dispositif. Mon parcours professionnel et mes expériences précédentes m’ont naturellement conduite à m’engager. En effet, avant d’entrer à l’Assurance Maladie, j’ai été réceptionniste, puis gérante d’un magasin. J’ai toujours eu le goût du contact avec les autres, du relationnel client. Au Service médical, j’ai d’ailleurs exercé en tant que téléconseillère pendant 4 ans, à l’époque où les PFS étaient départementales, puis en tant que conseillère de l’Assurance Maladie au lancement du programme d’accompagnement au retour à domicile (Prado).
Participer au contact tracing, c’était pour moi à la fois apporter ma contribution à la lutte contre l’épidémie et retrouver le contact avec les assurés, que j’ai toujours apprécié.

Comment cela se passe-t-il concrètement ?

J’appelle les personnes qui ont été testées positives à la covid. Après m’être bien assurée de leur identité, je leur demande si elles ont connaissance des résultats de leur test (ce qui est le cas 9 fois sur 10) puis j’aborde les recommandations d’isolement et les mesures sanitaires à respecter. Je m’assure qu’elles sont bien comprises. Je leur demande ensuite si elles ont besoin d’un arrêt de travail et si elles ont un médecin traitant. Enfin, je recense avec elles leurs cas contact, c’est-à-dire les personnes avec lesquelles elles ont eu un contact long, rapproché et sans mesures de protection.

Ce recueil est essentiel afin que ces personnes puissent être rapidement informées, pour qu’elles puissent être elles-mêmes protégées, isolées et testées. Je débute par les membres du foyer puis j’élargis en posant des questions pour les aider à se souvenir.

Depuis peu, ce recensement est plus rapide, car les personnes sont prévenues de notre appel par SMS, elles ont donc le temps de réfléchir en amont à leurs cas contact. Je clôture l’appel en communiquant le numéro de téléphone auquel elles peuvent nous rappeler si besoin puis en envoyant un courrier ou un SMS leur permettant de retirer des masques en pharmacie.
Je dois dire que je suis toujours bien reçue, les gens font preuve de bonne volonté et sont très coopératifs. Ils ont souvent des questions. Il faut faire preuve d’empathie et être dans une écoute attentive et bienveillante. Quand ils sont vraiment inquiets ou que leurs questions sont très médicales, je les oriente vers leur médecin traitant. Lors d’une situation complexe, afin que ces personnes soient  accompagnées,  j’envoie un mail au référent médical qui les recontacte alors.
Nous formons une grande équipe, les référents et les pilotes se montrent très disponibles. En début de vacation, nous recevons un mail avec les priorités de travail du jour, un rappel des dernières consignes en date, les noms des référents et toujours un petit message d’encouragement.

Que retiendrez-vous de cette activité et de la période ?

Ce qui est marquant, c’est l’investissement important de tous. C’est une activité que nous n’avions jamais exercée et qui évolue quasiment au jour le jour. Il faut bien se tenir informé et cela demande  de la réactivité, de la disponibilité et de la capacité d’adaptation. Il faut également être à l’aise avec les outils informatiques : Medialog+, Contact covid, Cloé, Campus…
Mais il y a aussi beaucoup d’entraide. On a beau être en télétravail à temps complet, on ne se sent jamais seul. On est en contact permanent avec le reste de l’équipe via le fil de discussion, les référents sont toujours présents pour nous épauler.
L’expérience que j’ai acquise fait que les collègues m’appellent aussi régulièrement pour avoir des conseils. Des liens se sont créés avec des collègues d’autres sites, voire d’autres départements. Humainement c’est une expérience riche, qu’il s’agisse des relations avec les assurés ou avec les membres de l’équipe Contact tracing.